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La vision du labyrinthe

mercredi 17 avril 2002

Jacques Attali évoque, dans son "Chemins de sagesse : traité du labyrinthe", différents types de vision. Celui qui pénètre dans un labyrinthe, avance, tombe sur une impasse, rebrousse chemin, change de direction, continue, se trompe à nouveau etc. jusqu’à, peut-être un jour, trouver le centre ou la sortie.

Celui, au contraire, qui se place au dessus du labyrinthe bénéficie d’un seul coup d’oeil du plan d’ensemble, du dessin général et sait instantanément quel est le chemin qui mène à la sortie, ou au centre, suivant ce qu’il cherche à atteindre. On pourrait dire sans doute que l’hémisphère gauche, dans sa façon de nous donner à percevoir le monde procéderait comme l’homme qui se trouve à l’intérieur du labyrinthe, en essayant de donner un sens à chacun de ses pas, quitte à en changer s’il s’aperçoit qu’il s’est trompé, tandis que l’hémisphère droit pourrait nous donner à voir, par moment, lorsque l’on se trouve dans des dispositions particulières, en un instant, l’ensemble du labyrinthe contre les murs duquel on a passé sa vie à se cogner la tête !