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65 millions d’années, l’âge de notre cerveau de mammifère

mercredi 10 avril 2002

Le cerveau limbique, deuxième grande mutation dans l’évolution de notre cerveau, apparaît avec le déploiement sur terre des mammifères, il y a environ 65 millions d’années.

Les scientifiques, qui étudient cette période, pensent aujourd’hui qu’une météorite s’est écrasée à ce moment là sur la terre. Ce cataclysme, en provoquant la création d’un énorme nuage de poussière, a obscurci complètement le ciel pendant une période très longue. Sans la lumière du soleil, et sous des températures qui ont du chuter considérablement dans un premier temps, puis augmenter rapidement sous l’effet de serre, les végétaux se font rares et les grands dinosaures, qui, pour la plupart, sont végétariens, s’éteignent. Leurs prédateurs carnivores disparaissent à leur tour. Ce sont les petits mammifères qui jusque là se cachaient dans des trous qui vont profiter au maximum de la nouvelle donne écologique. Ils vont pouvoir sortir, se développer et occuper l’espace laissé libre par l’extinction des dinosaures.
C’est le début de l’ère des mammifères.

Le cerveau limbique affine considérablement les fonctions du cerveau reptilien en y adjoignant notamment les grandes émotions primaires, la rage ou la peur et les réponses qui les accompagnent, l’agression ou la fuite, la possession ou la soumission. Le cerveau limbique est la partie la plus ancienne de ce que l’on appelle le cortex cérébral. La division en hémisphère gauche et droit se fait à ce stade de l’évolution. Les fonctions motrices et sensitives se développent symétriquement dans chacun des hémisphères, notamment les aires visuelles, olfactives et auditives. L’impulsion qui va les faire interagir avec le monde extérieur n’est plus seulement motivé par l’instinct de survie de l’espèce, mais par le souvenir personnel d’expériences bonnes ou mauvaises.

Avec les émotions, j’aime ou j’aime pas, le cerveau limbique ouvre la voie de la mémoire individuelle et par là la première façon d’apprendre. L’espèce se dote alors d’une formidable capacité d’adaptation aux modifications de l’environnement.